jeudi 30 juillet 2015

ON THE ROAD AGAIN

Santa Barbara, Malibu, Santa Monica, des noms évocateurs pour tous et pas que pour les séries télé, mais pour leurs plages, leur beau temps permanent, leurs belles filles bronzées et leurs surfeurs, bronzés eux aussi. Nous prenons tout notre temps pour relier les 220 km qui relient Buellton à Los Angeles en prenant non pas l'autoroute 101, mais la "number one". Celà prendra beaucoup plus de temps, mais nous avons justement le temps et nous n'allons pas le regretter. Tout d'abord Santa Barbara, petite ville balnéaire, avec des palmiers gratte ciel qui se découpent dans le bleu azur du ciel et la brume qui reste accrochée à la montagne autour de la ville, mais pas ici! Les plates-formes pétrolières bien au large de la plage ne perturbent pas le plaisir que les gens qui habitent ici doivent avoir, bien sûr sous réserve d'avoir un peu d'argent quant même. Le ponton installé au milieu de la plage pas très fréquentée, donne un joli aspect à cette station huppée. Nous prenons un fish and chips et des tacos au poisson, installés face à la mer. C'est pas beau tout ça, d'ailleurs on comptera quelques coup de soleil supplémentaires ce soir.
Toujours en continuant notre route vers le sud, nous faisons de nombreuses haltes. Lors de l'une d'elle, nous apercevons des dauphins puis une otarie assez proches de la côte. Eux aussi ont compris que le paradis n'est peut être pas très loin. Il n'y a presque pas de marée ici, mais les vagues et rouleaux sont par endroit impressionnants, offrant aux surfeurs des spots spectaculaires. Nous nous arrêtons également dans une petite ville au hasard de nos pauses fréquentes et découvrons Carpinteria. Une station simple, pas bobo pour un sous et sans boutique pour touristes. Un endroit où on se plairait, mais ca fait un peu loin pour venir le week end.
Autre découverte, ces fameux abris de secours sur les plages de toute la côte, il n'y a presque personne dans l'eau (17 degrés quand même), mais la baignade est surveillée tous les cents mètres par des sauveteurs. Pas vu Pamella Anderson!

Quel plaisir que de faire cette route côtière qui serpente le long d'un paysage paradisiaque. Rajoutez à tout ça, une radio uniquement consacrée au boss, Bruce Springsteen, qui diffuse l'intégralité d'un concert donné à Los Angeles en 1988, ça peut donner des frissons. Ah, nostalgie quand tu nous tiens!

Retour en soirée à Los Angeles, où nous découvrons l'appartement où nous passerons nos deux dernières nuits et sommes accueillis par 4 co locataires brésiliens avec qui nous partageons la toute petite cuisine dans une chaleur terrible. Ambiance, ambiance.
Petit retour sur une rencontre ce matin en faisant le plein de notre super Hunday rouge avec 2 couples partant en vacances avec leurs caravanes. Rien à voir avec ce que nous connaissons. Pour vous dire, chaque caravane peut loger 10 personnes. Dans cette caravane qui leur permet de quasiment déménager leur maison sur leur milieu de villégiature, il y a entre autre 2 quads, une moto et une voiture, plus tout ce qu'il faut pour passer de bonnes vacances, tout ca tracté par un énorme 4x4 avec échelle rétractable tellement il est haut. C'est l'occasion de revenir comme prévu sur certaines choses observées sur la route et façon de conduire des américains. Nous nous sommes habitué à comprendre la signalisation: quand vous arrivez sur un carrefour, le nom indiqué en face de vous n'est pas celui de la rue sur laquelle vous êtes, mais celle que vous traversez. On ne franchit surtout pas un passage piéton si une personne est engagée, même si on a le temps de passer. A la moindre sirène de pompiers tout le monde se "coule" sur les bas côtés de façon à dégager la route en moins de temps qu'il faut pour le dire. Ces STOP qui ressemblent plus à des "céder le passage", difficile pour nous de passer alors qu'il le faut, avec toutes les précautions nécessaires.ces carrefours avec 4 panneaux STOP; le premier arrivé passe et tout le monde le respecte. Les ronds-points ne nous manquent pas du tout, nous avons en croiser moins d'une dizaine depuis notre départ et c'est une très bonne chose. Pour la radio, notre véhicule est équipé de la radio par satellite: pratique de ne pas avoir à rechercher, d'autant plus qu'il existe un choix considérable de radios, certaines étant même uniquement consacrées à un type de musique, voir un artiste. On a pu faire ainsi des km avec une radio ne diffusant que du Elvis! Puis Springsteen (voir supra) A suivre.

DE MONTEREY À BUELTON

Juste avant de quitter Monterey, petit retour au port que nous avons visité hier soir, mais, d'après les guides, pas du bon côté. En effet, sur la partie Ouest de cet ancien port, on découvre de jolies maisons de pêcheurs sur un grand ponton, le wharf. Et au bout de celui-ci, on entend comme des chiens aboyer; ce sont bien des otaries qui ont élu domicile ici. Mais à l'heure qu'il est, pas facile d'approcher, ces demoiselles préférant attendre le retour des bateaux de pêche.
La route sera longue aujourd'hui et ce matin une invitée non prévue semble vouloir perturber notre visite: la brume. L'océan Pacifique,  qui n'est pas  si fique que ça (lol) se transforme en un gros brumisateur qui diffuse une espèce de nuage en suspension uniquement sur la côte, mais vraiment que la côte. En faisant une centaine de mètres, soit environ 300 pieds, on retrouve le ciel bleu, le soleil et la chaleur. Le plus bête dans tout ca, c'est que nous, c'est la côte qu'on veut voir, d'autant plus que c'est un véritable festival de virages, courbes, montées et descentes sur plus de 200 km que  nous ne pouvons voir sous sa meilleure image. Parfois, une petite pause de nuage que nous voyons tournoyer nous permet de voir sur un plan un peu plus large, mais le spectacle est occulté. De plus ce nuage donne à la mer une teinte grise, ce qui n'est pas du meilleur effet pour les photos.
Au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers le Sud, la situation s'améliore, le brumisateur semblant se fixer au large. Nous n"avons toujours pas vu de baleine, mais à avons le chance de découvrir une véritable plage à éléphants de mer. Alignés les uns à côté des autres, étalant leur énorme masse de graisse au soleil, le spectacle est impressionnant. Ils seraient environ 17000 à vivre dans ce secteur et 170000 sur toute la côte ouest des USA. A noter qu'une odeur très particulière  se dégage, non pas dûe à des phoques (ne dit-on pas avoir une odeur de phoque) mais à ces mâles pour la majeure partie, les femelles étant parties en Alaska, quelle idée!
La route est vraiment longue, trop longue(420 km aujourd'hui). Il est vrai que si le soleil avait été là, cette Highway N1 nous aurait certainement parue moins monotone.
Arrivés à Buellton, nous sommes surpris de voir que des Danois ont recréé ici, surtout dans la petite ville de  Solvang, un village typique de leur pays, poussé à l'extrême avec les moulins à vent et même de fausses cigognes! Mais ce piège à touristes nous inspire guère et préférons une "steak house" bien locale. Diner très copieux dans un resto très country, avec pour accueil un ours d'au moins 2,5 mètres de haut (empaillé bien sûr, les vivants courent toujours dans la nature environnante et ils sont nombreux)
Petit message à mes collègues du cours d'anglais: on apprend beaucoup de choses, mais une chose est certaine c'est que l"accent ici est terrible. Pour preuve, j"ai demandé trois fois de l"eau à la serveuse qui ne comprenait pas le mot water prononcé comme il me semblait correct. On a encore de bonnes années devant nous pour nous perfectionner.

quelle heure est-il?

Los Angeles